Archive pour mai, 1984

Bouillot Helsel

Posté dans Reproduction d'article le 25 mai 1984 par calandres

Le rigolo du mois

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Bouillot Helsel  Jaguar Type-E

Bouillot Helsel  Jaguar Type-E

Motorfair 1983, organisé tous les ans à Earls Court, accueille en première mondiale la Bouillot Helsel, la perle rare tant attendue par l’élite automobile, la voiture de sport comme plus personne n’en avait construite depuis vingt ans, celle qui va réunir tous les suffrages, et va mobiliser la presse automobile spécialisée qui ne pourra que se répandre en éloge dithyrambique. Et que vous dit-elle, la presse spcécialisée?

Notre estimé confrère Thoroughbred & Classic Cars, dans son reportage consacré au Motorfair, publie une petite photo en noir et blanc, de la voiture avec la légende suivante : « Une société optimiste, du nom de Bouillot Helsel, présente une « nouvelle» Type-E construite sur base d’une monocoque Oldham & Crowther, pour rien moins que 55.000 Livres ! »

A titre de comparaison, c’est le prix de vente en Angleterre d’une Rolls-Royce Silver Spirit, il y avait donc de quoi s’étonner. Quelle ne fut pas notre surprise de rencontrer Monsieur Bouillot – et sa compagne Madame Helsel – au Show d’Essen de fin 83 et d’engager le dialogue avec lui en l’attaquant de plein front sur le prix de vente de sa voiture.

Et Monsieur Bouillot de se défendre énergiquement sur la qualité de finition de sa Type-E, sur le fait qu’il s’agit d’une voiture neuve et non d’une restauration, sur l’énorme avantage qu’elle soit livrée avec des papiers en règle, prélevés sur une épave de 1965-66, sur le coût des matières premières, tels que les bois exotiques et le cuir extra-fin (fait de peau de veau, non de vulgaire peau de vache) et de nous conter, à grands renforts de gestes extravagants et de moulinets de bras les mille et un détails qui ne lui permettent pas de commercialiser sa voiture moins cher. (Elle était affichée à 82.500 dollars à Essen, soit 4.555.000 FB ou 756.500 FF hors T.V.A…). La voiture serait construite de toutes pièces au départ d’éléments neufs, y compris la monocoque porteuse qui serait reconstituée d’après les plans d’époque de l’usine. Les Ets. Connoly Bros. auraient été contactés pour réaliser le garnissage en cuir mais se seraient révélés incapables de fournir la qualité de peau qu’exigeait Mr. Bouillot. Aucune Type-E au monde n’a jamais été finie avec le même souci de détail et la même qualité d’assemblage réalisés par Bouillot Helsel, ce qui les obligent à payer des salaires exorbitants à une poignée d’ouvriers hautement qualifiés, la voiture est équipée d’une boîte 5-vitesses (prélevée sur une Jaguar XJ) qui lui donne des performances d’accélération que le Type-E n’a jamais eu. La qualité de peinture dépasse de loin ce que les meilleurs carrossiers peuvent réaliser de nos jours avec des techniques modernes.

De plus, la voiture est livrée avec un set de bagages, spécialement réalisés par les meilleurs artisans italiens, toujours en utilisant ce fameux cuir de veau, et estampillés tous les 5 cm, d’une griffe Bouillot Helsel dont l’outil nécessaire a coûté à lui seul une fortune.

Ah oui, j’oubliais le principal… la voiture est livrée avec un jeu de clés en plaqué or ! ! ! A notre humble avis, la Bouillot Helsel est une farce d’un goût douteux. Tout le monde sait fort bien que la firme Oldham & Crowther fabrique de nouvelles monocoques de Type-E ainsi que tous les panneaux de carrosserie avec les presses et l’outillage qu’ils ont rachetés à British Leyiand.

II est donc absurde de la part de Monsieur Bouillot de prétendre qu’il les fabrique lui-même à grands frais. Il est tout aussi prétentieux de prétendre que Conolly n’a pas pu lui fournir la qualité de cuir qui serait digne de sa voiture, ils sont mondialement reconnus par les meilleurs restaurateurs comme étant les meilleurs. Pourquoi tous ces mensonges, pourquoi toutes ces affirmations honteusement trompeuses si ce n’est pour tâcher de justifier un prix de vente injustifiable. Lorsqu’on sait qu’une Type-E Lightweight aux spécifications d’usine (avec monocoque et carrosserie en aluminium, moteur 340 chevaux à carter sec, une voiture dont il a été fabriqué 13 exemplaires) peut être à vous pour 30.000 Livres, il faut être franchement dérangé pour s’offrir une Bouillotte à 55.000 Livres parce que pour ce prix-là on pourrait acquérir une authentique Type-D le Mans, ou une Type-C, et encore à titre indicatif, une réplique de Type-C, comme les fabrique la firme Lynx Engineering, se vend 25.000 Livres.

Tout cela revient à dire que la Firme Bouillot Helsel se place en concurrence directe avec Oldham & Crowther, Lynx Engineering, MCR Phoenix et quelques autres, pour fournir le même produit (une Type-E reconditionnée, remise à neuf, avec papiers d’origine) mais en le vendant 10 fois plus cher, sous prétexte que le garnissage est en peau de veau du Périgord ou d’ailleurs, mais pas de chez Connoly, que la clé de contact est plaquée or, et que le coffre est garni d’un set de valises marquées à la griffe Bouillot Helsel.

S’il y a des gogos qui se laissent prendre au piège grossier que leur tend Mr. Bouillot, nous aurons au moins la satisfaction de savoir que ce ne sont pas les lecteurs de «Calandres ».

Une autre indication, la firme Bouillot Helsel a enregistré son Siège Social à Monaco (…) où une téléphoniste à la voix suave ne fait qu’enregistrer les commandes. Pour la livraison, il faut s’adresser à Guernsey (pour celui qui ne le saurait pas, Guernsey est aux Anglais ce que le Lichtenstein est aux Continentaux… un paradis fiscal). Ça ne fait pas très sérieux, tout ça, Monsieur Bouillot !

Bouillot Helsel Inc.
Harbour House, South Esplanade, P.O. Box 134, Saint Peter Port, Guernsey
Channel Islands, Tel : (0481) 28.228

Patrice DE BRUYNE

Bouillot Helsel  Jaguar Type-E

Ferraribaby Barthel

Posté dans Bientôt…, Reproduction d'article le 11 mai 1984 par calandres

Bientôt…

N° 25 – Mai 1984

Posté dans Couverture-Edito-Sommaire le 1 mai 1984 par calandres

calandres N° 25 - Mai 1984
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Edito

Salon de Genève, 28 février, 1er journée de la presse.

9 h 00 stand SEAT, conférence + petit déjeuner

Oui, c’est bon ça, je vais commencer par là, c’est pas trop tôt, pourrai rester au lit jusque 8 heures, et ça m’épargnera un petit déjeuner au restaurant.

10 h 00 stand SITEV, conférence avec réception

Bof, je passerai voir s’ils servent des petits fours !

11 h 00 Stand MITSUBISHI, présentation avec conférence

Pas terrible, ce qu’ils présentent là, auraient pu prévoir un buffet, un apéro…

14 h 30 Stand HONDA, première avec réception

Une réception à 2 h 30, les pingres, auraient pu offrir un déjeuner à midi !

15 h 00 Stand GENERAL MOTORS, réception

C’est là que les choses sérieuses vont commencer, par quelques gin-tonic.

16 h 00 Stand Opel, réception

Ok j’y serai, on enchaîne avec les whisky-soda et les zakouski…

17 h 00 Stand FERRARI, réception

Si je tiens encore debout, j’irai voir leur GTO et prendre quelques GANCIA.

18 h 00 Scuderia Mirabella, réception au restaurant Le Cervin.

Ça à l’air d’une blague, cette Ecurie Mirabella… j’irai pas.

19 h 00 Dîner offert a la presse par le Comité du Salon, Restaurant Le Salève.

Comptez sur moi, Messieurs, je suis votre homme. Assiette de viandes des Grisons, soufflé genevois, entrecôte marchand de vin, gâteau de fromage, café, cognac, cigares… je me couche à 2 heures du matin, plein comme une outre.

29 février, 2me journée de la presse

Me réveille à 8 h 30, l’estomac barbouillé, les yeux rouges, la barre en travers des tempes… me sens moche. M’habille en vitesse, bois deux Coca, ça vous remet l’estomac d’attaque. Petite vidange rapide et je suis d’attaque pour une nouvelle journée de grand journalisme. Zut, je ne serai pas à temps pour la réception à 9 h 00 sur le stand Citroën. J’espère qu’il restera quelques croissants.

9 h 30 Stand Citroën, réception

II reste du café, bien chaud, et des petits pains au chocolat. Ne pas perdre de temps à bavarder avec Gilles Guérithauld, je vais me mettre en retard sur le programme. Encore une petite tasse oui, pas de lait, merci !

10 h 00 Stand ROLLS-ROYCE, réception

Faut pas la rater, celle-là. Dieu quel monde ! Tous les Major Thomson de la terre sont là, costume à fines rayures, moustache blanche et pochette assortie.

Champagne ! Beurk, j’aime pas trop, mais il n’y a rien d’autre ! Hello, hello. Qui c’est ce type qui me salue ? Comme si on avait été à Oxford ensemble. Bon, je vais voir ailleurs, c’est vraiment trop ennuyeux.

12 h 00 Stand RENAULT, réception

Alors là, ÇA c’est une réception ! Midi, c’est bien choisi. Je leur ferai un bon papier sur leur nouvelle R 25. Des huîtres ! C’est pas vrai, ils offrent des huîtres ! Avec du vin blanc sec, bien frappé, tout-à-fait ce qu’il me faut pour me remettre du Champagne de Rolls-Royce. Ah qu’ils sont gentils, aah je les aime bien ces R 25. Belle voiture ! Tiens voilà Ducarouge, ooh voilà le président…….. !

Bonjour, Monsieur le Président…….. oui, très bien merci, une belle réussite votre 25, bonne chance !

Tiens, voilà tous les anglais qui débarquent. Ils n’ont plus de champagne ou quoi ? Préfèrent les huîtres, sûrement ! Quel monde, c’est un vrai coude-à-coude pour s’approcher du buffet. Mon dieu, que vois-je, ils servent de la raclette aussi ! Oh là là, qu’est-ce qu’ils nous gâtent. Il faut vraiment leur faire un bon papier sur la R 25, ils méritent bien cela.

Bon, quelle est la suite du programme ? 15 h 00 chez Alfa. Bon, je vais un peu regarder les voitures d’ici là. Il n’y a plus d’huîtres de toute façon, je vais me promener un peu en attendant la prochaine réception.

15 h 00 Stand ALFA-ROMEO, réception

Benvenuto, benvenuto, ciao, come va ? le nuove quattro-quattro, belle he ! Euh… si, si, belle. Pas un francophone en vue, je me sens aussi à l’aise qu’un gibbon sur la banquise. Il Dottore Ingeniore Barchetti s’est lancé dans une grande explication sur le système 4×4 de son Alfa 33, à grand renfort de moulinets de bras. Je passe derrière lui, manque de prendre une baffe, je quitte le stand Alfa sans même prendre un Martini, écoeuré.

16 h 00 Stand FIAT, réception

Suis sur mes gardes. M’écarte prudemment de tout groupe de plus de deux personnes. Le buffet est bien garni, Cinzano, Martini, pizza, Campari, Bacardi…

Un espèce de Peppone moustachu officie derrière le bar, les conversations vont bon train, je ne comprends pas un mot de ce qui se dit, mais je sens bien qu’on ne parle pas de voiture ! Bon, je vais pas moisir ici, il n’y a rien de bon à boire et pas grand chose à manger, je rentre à l’hôtel taper mon reportage sur les journées de la presse au Salon de Genève !

« Le Salon de Genève était, traditionnellement, le Salon des petits constructeurs, des marginaux, et des premières européennes. C’était le salon préféré des journalistes, on pouvait y brûler des kilomètres de pellicule et faire des reportages intéressants. Felber y exposait ses hybrides, Panther ses Range-Rover à six roues, décapotables, blindées, etc… Bertone, Pininfarina, Colani, Beuttler, Bitter, Michelotti nous présentaient toujours des prototypes intéressants, Monteverdi — sur son propre terrain — tout comme Sbarro, Pisteur, Felber etc… toutes ces petites firmes nous proposaient régulièrement des créations extraordinaires, qui donnaient au Salon de Genève un caractère que les autres Salons lui enviaient.

Et que voyons-nous aujourd’hui, en 1984 ? Genève est devenu un Salon comme les autres, banal, ennuyeux. Les nouveaux palais — sur deux niveaux — conviennent mieux à une Foire du Meuble qu’à un Salon de l’Auto, tous les petits constructeurs ont disparu sauf quelques irréductibles comme Albar qui persiste à vouloir vendre des buggies démodés et son horrible Sonic, Pininfarina — sur un stand somptueux — nous présente une Ferrari GTO et un Spyder Fiat 124 qu’il a dessiné il y a vingt ans, Sbarro ne nous présente plus que des jouets pour fils d’Emir arabe, et c’est tout.

Une nouvelle vague de « carrossiers » a pris la place des créateurs, des stylistes, des inventeurs de génie. Ces « Carrossiers » se nomment B & B, Kamei, AMG, Irmscher, Styling Garage, Rinspeed, Gembella, Hammond & Thiede, etc. etc… et que nous proposent-ils ? Des transformations plus ou moins heureuses, plus ou moins vulgaires, des kits de spoilers/élargisseurs d’ailes/jupes latérales/jantes larges. Ils sont une vingtaine, ces « carrossiers » et leur grande originalité, leur individualité est la suivante : il modifient TOUS des Mercedes (et quelques Porsche). La production annuelle de tous ces petits carrossiers réunis est d’un millier de véhicules, dont plus de 900 sont vendus aux Emirats Arabes. Deux tendances se distinguent : le luxe outrancier et le luxe outrancier sportif. Dans la première catégorie, nous trouvons des berlines rallongées dont tous les chromes sont plaqués or 24 carats, console TV-Vidéo en or à l’arrière, console radio-stéréo en or (250 Watts minimum) à l’avant, bar avec carafes en cristal taillé, frigo, air conditionné, tentures, rideaux, sièges à réglage électrique, etc. etc…

Dans la deuxième catégorie, nous trouvons à peu près le même équipement, mais la voiture de base est un coupé 500 SEC monté sur jantes de 16 pouces chaussées de Pirelli P7, équipé de spoilers et de jupes. Les transformations sont ici plus radicales, puisque vous pouvez obtenir une 500 SEC aussi bien en décapotable qu’en pick-up ou en portes papillon. Les catalogues de vente de ces firmes sont aussi somptueux que leurs réalisations, et ils sont trilingues anglais-arabe-allemand ! Les desiderata de la clientèle sont tellement bien étudiés que — par exemple — la firme Styling Garage garantit que son coupé 500 SGS Guliwing peut être conduit à 200 km/h avec les portes papillon relevées !!! Cette nouvelle vague de carrossiers suscite quelques réflexions. D’une part les Mercedes sont les seules voitures européennes qui se vendent aux Emirats, où la marque s’est taillée une réputation de fiabilité grâce à ses camions… !!!! Eh eh ! Il était donc normal de choisir Mercedes pour s’implanter dans le créneau des véhicules de super-luxe. D’autre part, cette vogue est éphémère mais au vu des prix demandés pour de telles voitures, il suffit d’en fabriquer une dizaine pour mettre la clé sous le paillasson et s’en aller couler une retraite heureuse aux Caraïbes ou ailleurs. Ces firmes emploient un personnel hautement qualifié, un artisanat de pointe, des carrossiers qui vous forment des tôles à la main, à l’ancienne, des selliers, des ébénistes, des peintres, des dessinateurs, des ingénieurs-électroniciens. Toutes les voitures que nous avons examiné à Genève (entre deux réceptions…) étaient en finition, d’une qualité d’assemblage irréprochables, elles comportaient une énorme quantité de solutions techniques fort ingénieuses qui ne peuvent être appliquées à la grande série pour des raisons de rentabilité. Toutes ces voitures, aussi laides soient-elles (à nos yeux) nous ont rappelé que nous possédons en Europe des artisans de tout premier plan, et qu’il est infiniment dommage de ne pas pouvoir utiliser leur talents pour produire en petite ou moyenne série des véhicules qui soient vendables EN EUROPE ! Nous vivons en effet une époque où les règlements, les lois, les procédures d’homologations que nous ont imposés nos gouvernements ont tué les petits constructeurs, nous vivons à l’époque de la grande série, à l’époque de l’uniformisation, de la standardisation, de la rationnalisation… et donc de l’ennui. L’institution du Marché Commun n’a rien arrangé, bien au contraire. Tous les pays membres sont sensés avoir adopté la même législation en matière de construction automobile, et nous avons pourtant chacun nos règlements propres. Il n’est plus possible dans notre contexte actuel, pour un petit constructeur, de fabriquer un véhicule qui puisse satisfaire à tous les règlements en vigueur s’il ne dispose pas de capitaux gigantesques, d’un personnel très nombreux (qui doit toujours comprendre plus de bureaucrates que d’ouvriers) et il est dès lors bien compréhensible que les seules petites firmes qui s’intéressent encore à la production marginale ne puissent écouler leur produits que dans des marchés d’exportation qui ne sont pas régis par des réglementations aussi contraignantes que les nôtres. Le processus est irréversible, ne nous faisons aucune illusion, il ne nous reste plus qu’à choisir entre une G, une GS, une GTS ou une GTSX chez l’un, ou une 4, une 5, une 9, une 11 ou une 25 chez un autre GRAND constructeur. Adieu Genève…

Notre article du mois de mars sur la Rolls-Royce Silver Spirit continue de susciter un courrier volumineux, il n’a laissé personne indifférent et nous nous en réjouissons. A ce sujet, nous tenons à vous informer que le garage Vintage Automobiles à Monaco n’est en aucun cas responsable de la pose d’un nouveau compteur kilométrique, celui-ci a été placé par nécessité (puisque l’ancien ne fonctionnait plus) par le garage qui nous a vendu la voiture, et ce fait nous a été signalé avant l’achat, il n’y a donc aucune malversation.

Nous espérons que le sens de notre article ne vous aura pas échappé, en effet nous vous y commentions notre expérience avec une Rolls Royce Silver Spirit après 38.500 kilomètres, et l’état de la voiture n’impliquait pas la responsabilité des vendeurs et intermédiaires.

Nous ajouterons simplement que nous avons acheté cette Rolls au garage Juan les Pins Automobiles.

La polémique concernant la Rolls-Royce Silver Spirit est maintenant terminée, qu’elle serve à vous ouvrir les yeux, amis lecteurs, sur l’automobile, telle qu’elle se trouve réellement, et non telle que vous l’imaginez suite aux récits bêtifiants et à l’eau de rose de la presse en général.

Nous avons reçu suffisamment de courrier pour alimenter une rubrique de deux pages dans chacun des 10 numéros à suivre. Ce courrier nous a également servi de sondage, puisqu’il a pu faire apparaître un intérêt certain pour la démystification de voitures par trop encensées ailleurs. Nous tâcherons donc de continuer à vous donner matière à réflexion… Bonne lecture…

Patrice DE BRUYNE

P.S. Désolé pour ceux qui se sont laissé prendre à notre humour du 1er avril le mois précédent… en effet la « grande casse » était un énorme poisson d’avril…. quelques photos d’épaves en plaques françaises au milieu de photographies prises en Californie… et un bon millier d’entre vous ont craqué… jusqu’à des hebdomadaires et des quotidiens de grande diffusion qui nous ont offert des ponts d’or pour connaître la fameuse adresse de St. Germain en Laye.

En fait de blague, nous fûmes ensevelis de courrier et d’appels téléphoniques… des centaines de lettres, des centaines d’appels… par jour…..ce fut une bonne blague pour nous également.

Sommaire

8 LA RENAULT 25

Ne dites rien. elle a sa place dans Calandres, sobre et classique elle passe inaperçue, voilà donc une voiture pratique pour circuler en confort et… incognito.

12 LA MERCEDES 450 SL

Elle n’est plus fabriquée sous cette appellation, mais c est le modèle type que beaucoup d’entre nous rêvent d’acheter d’occasion, elle symbolise la classe… qu’en est-il ?

16 TO BE OR NOT TO BE

Mercedes symbolise la réussite… Mercedes c’est le symbole d’une certaine fortune, en avoir une… ça pose… ! En est-il de même à Hollywood ?

22 FERRARIBABY

Un fabuleux jouet à la finition remarquable, construit par un amoureux de l’automobile et des enfants.

24 O’GARAH COACH

Une firme qui a le vent en poupe, une réussite prodigieuse en l’espace de quelques années, et qui propose ce qui se fait de mieux et de plus cher.

32 CORD

Vraie ou réplique ? Indiscernable, cette voiture continue de faire rêver tous les américains au même titre que Bugatti en Europe.

38 JAGUAR XK 150

La dernière d’une série 120 & 140. La plus moche des 3 pour les amateurs, mais celle qui fut la plus sophistiquée.

42 LAMBORGHINI MIURA

Une légende, un tour de clef, vroum vroum, 1er, 2me, 3me le tour du pâté de maison, photos, et retour… le 1er essai sur 500 mètres de l’histoire !

50 BOUILLOT HELSEL

Fumisterie ou sens de la perfection à tout prix… à tout prix se lit ici à double sens… la plus chère type « E » du monde.

52 ROLLS ROYCE CORNICHE

Le summum, l’apothéose……. nous avons voulu vérifier pourquoi, et nous n’avons pas trouvé de réponse, elle roule, c’est déjà pas mal.

60 FIERO RACE CAR

2me et avant dernière partie d’une étude technique sur un modèle qui révolutionne l’industrie américaine… Admirez la finition !

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